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Les origines
Les agglomérations primitives
Il serait fort difficile d'indiquer exactement à partir de quelle époque pré chrétienne la vallée du Girou fut habitée et jalonnée de villages primitifs. Nous savons seulement que, cinq siècles avant notre ère, notre région était peuplée par des Celtes venus du Nord. On a retrouvé, dans un promontoire terminé par une petite butte aux flancs escarpés, à l'est de Verfeil, autour de la Fontaine Baptisée et à la base du coteau d'en-Trumade, des débris de poteries et d'ossements qui témoignent de l'existence d'une population celtique en ce lieu. Cela nous éclaire aussi sur l'origine du nom de : fount batisado ou batejado, bien antérieur à tous les événements légendaires qui prétendent l'expliquer. La fontaine baptisée n'est-elle pas, tout simplement, la source sacrée où les Gaulois sacrifiaient poétiquement au culte gracieux des eaux vives ?
La Villa gallo-romaine
La domination romaine à qui nous devons notre premier réseau de voies terrestres n'ignora pas l'importance économique de la vallée du Girou. Dès le troisième siècle, une grande villa aux nombreuses dépendances se dressait à l'endroit où s'élève aujourd'hui le hameau d'En-Caravelles. Des restes de construction composés surtout de tuiles à crochet caractéristiques de l'époque gallo-romaine, de pièces, de médailles, à l'effigie de princes latins ont été mis a jour en ce lieu et ne laissent aucun doute sur la particulière importance de l'exploitation, si nul indice n'a pu permettre de découvrir qui la fit construire et qui la posséda. D'autres gisements gallo romains ont été découverts sur la commune : en Gineste, au Ramel (la Caulette) et en divers lieux de St Sernin des Rais
La Forteresse médiévale
Aucun souvenir n'a été conservé de la période mérovingienne. C'est seulement vers le huitième siècle, sur la plate-forme où s'élève aujourd'hui le château, que fut construite une enceinte quadrangulaire à l'abri de laquelle s'établirent, avec leurs femmes, leurs enfants, leurs chiens féroces et leurs lourds destriers, quelques hommes d'armes. Autour de leur sombre demeure, vinrent bientôt, comme les poussins se serrant sous les ailes protectrices de la mère poule, se blottir quelques chaumines de paysans et d'artisans. Le village grandit lentement, déborda vers l'Ouest. Une église de torchis apporta son témoignage de spiritualité. Verfeil était né.
L'Activité des Seigneurs de Verfeil
Les hommes d'armes, groupés autour du seigneur de Viridefolio (Verte Feuille) ne demeuraient pas inactifs dans leur imprenable forteresse. Nombreuses et fructueuses étaient leurs expéditions dans toute la contrée et le butin qu'ils rapportaient - car le pillage était leur principale industrie - enrichissait le village naissant. Une preuve de la nature de leur activité nous est donnée par les protestations qu'émirent à maintes reprises les capitouls et bourgeois toulousains contre les « habitants de Verfeil » qui « pillaient, rançonnaient, molestaient les convois se rendant à Toulouse », affirmaient avoir le droit de « lever un péage dont les Toulousains se prétendaient affranchis », et faisaient des incursions pillardes, jusqu'aux portes de la cité. Un accord n'intervint entre chevaliers de Verfeil et capitouls qu'en décembre 1203. |
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