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L'Eglise | L'église a été bâtie au début du 16e siècle : le travail fut commandé le 18 Mai 1507 par les consuls aux frères Louis et Antoine COLIN, maîtres maçons de Toulouse - de cette famille dont la place est si importante dans l'histoire de l'architecture Toulousaine (un Michel COLIN n'a-t-il pas achevé la nef et dressé la portail de l'église de la DALBADE autour de 1540). Le prix de la construction fut évalué à 150 écus petits, 12 pipes de vin rouge"sans eau" et 12 cartons de bon blé passé à deux cribles. Le nouvel édifice fut bâti sur l'emplacement de l'ancienne église de terre de l'époque carolingienne, et le clocher, tour octogone à trois étages sur un massif rectangulaire, construit de 1530 à 1554, fut l'œuvre de Louis PRIVAT, un maître également qui construisit l'église de Garidech, la première pile du Pont Neuf etc. - On remarquera que dans cet ancien clocher des colonnettes en brique garnissaient les angles de la tour et séparaient les baies. Certains archevêques voulurent ensuite enrichir cette église qui était celle de leur fief principal et ce fut surtout le cas de ce prince du sang : Jean d'Orléans, cardinal de Longueville, qui eut l'idée d'unir l'église et le château par un arc qui est exactement du même style que celui qui unit à Toulouse la cathédrale Saint-Etienne au mur extérieur de l'ancien archevêché, devenu la Préfecture. A l'intérieur de l'église elle-même il y avait une chapelle (celle du fond à gauche) qui était la mieux entretenue et la plus riche avec ses chasses en or fin : il s'agissait de la chapelle dite des "Cinq Plaies", siège d'une pieuse confrérie de secours mutuels fondée en 1541 et qui, au travers de bien des vicissitudes et des bouleversements a survécu jusqu'au milieu du 20e siècle sous la forme nouvelle et quelques peu laïcisée de la Société de Secours Mutuels "La Fraternelle". Signalons que l'église, antérieurement à l'écroulement du clocher, possédait une tribune. Les peintures qui ornent le choeur ont fait l'objet d'une partie du mémoire de maîtrise, présenté en 1986 à l'Université de Toulouse-le Mirail par Mlle Christine PEDROSA qui étudiait l'auteur de ces peintures : Gabriel BERINGUIER, artiste Toulousain assez connu et apprécié dans la région et qui s'est surtout manifesté à la fin du 19e siècle et au début du 20e. Sur la date exacte de ces peintures elle avance prudemment la date de 1902. Sur le mur Nord de l'abside les trois premiers pans représentent "La Pâque selon l'ancien Testament" et sur les trois pans du mur Sud c'est "la Communion dé Marie" qui est représentée. Au bas du maître autel on a "le Portement de Croix" avec à gauche "L'Annonciation" et à droite la " Naissance du Christ ". Sur le maître-autel figurent huit théologiens sur huit panneaux peints à l'huile sur bois : de gauche à droite St Grégoire, St Hieronymus, St Franciscus Silesius, St Dominique, St Bernard, St Thomas d'Aquin, St Augustin et St Ambroise. Les vitraux du choeur sont du maître verrier Paul Chalon qui travailla au XIXe siècle à la restauration des vitraux de la cathédrale de Toulouse. La nef et les voutes ont été peintes par Ceroni. En Mai 1979 notre église a été inscrite sur l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques reconnaissant ainsi sa valeur historique et artistique.
L'écroulement du clocher
Il est permis de penser que si cette inscription avait existé lors de l'écroulement du clocher, elle aurait donné de grandes possibilités financières pour faciliter la reconstruction totale de ce clocher, qui, le 28 Mai 1924, en début d'après-midi et alors que rien ne semblait faire prévoir ce sinistre, s'effondrait sur lui-même écrasant tout le fond de l'église et particulièrement la chapelle des Cinq Plaies. Il n'y eut heureusement aucune victime. La stupeur fit alors place à la désolation mais dans un élan unanime canalisé par la municipalité d'alors ayant à sa tête M. Gabriel DANDRIEU, il fut décidé que l'on rebâtirait le clocher dès que possible : malheureusement faute d'argent on dut se contenter de rebâtir un seul étage au lieu des trois du passé et on ne revit plus l'horloge, par contre la cloche du XVe et qui porte les armes de l'archevêque Pierre du LYON, ce qui la date, a résisté à la chute.La première pierre de la reconstruction fut posée le 7 janvier 1925 par M. DANDRIEU et ce travail dura plusieurs mois.
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